Blundetto
2 albums
20 chansons

Blundetto, c’est d’abord l’histoire d’un marmot que les voisins évitent de croiser dans l’escalier. Adolescent à Dijon dans les années 90, Max Guiguet est un sale gosse.
Ses parents, courageux et persévérants, l’inscrivent tout de même en fac. Il passe d’avantage de temps derrière les micros de Radio Campus Dijon que dans les amphis. En 1998, il décide de « monter à la capitale » en espérant dénicher un stage dans une radio. « Les premiers mois à Paris, mes potes me manquent, mon groupe me manque. Je ne peux pas jouer de batterie car je partage un appartement minuscule où la moindre musique dérange les voisins. Donc j’achète une MPC 2000, un casque, et je commence à faire de la musique seul ». D’autant qu’il subit l’influence d’un guru, un autre « freaks » dans son genre, un hurluberlu des médias que la presse de gauche qualifie de génial mais dont les frasques sont loin de faire l’unanimité : Jean-François Bizot, le fondateur d’Actuel et de Nova, le recrute dans l’équipe de programmation de la radio. Il lui donne d’abord à gérer la discothèque de son asile musicale, une aubaine pour les beaux-arts en herbe. « Jeune imbécile que j’étais, je pensais déjà tout connaître de la vie et de la musique. Bizot, il en avait tellement dans la tronche, qu’il m’a vite fait redescendre sur terre. Avec lui, j’apprends ce qu’est la culture, au sens large. Il ne gardait pas le meilleur pour lui. C’était un type capable de prêter ses dix vinyles préférés au stagiaire qui travaille à la radio depuis une semaine. Je découvre le jazz mystique comme ça, toutes les scènes psychés aussi, et je me gave des 45 tours de reggae qu’il ramène souvent de Jamaïque.»
Il y côtoie aussi les DJs Dee Nasty, Laurent Garnier, Gilles Peterson, DJ Gilb-R, Lord Zelko, et il commence à son tour à taquiner les platines du Pulp. Puis il opère comme la moitié de Vista Le Vie, qui sort trois disques d’une électro très cinématique chez F.Com (dont l’album « A Futuristic Family Film » en 2005.) Au fil des années, le sale gosse prend du galon. Il s’installe bientôt dans le fauteuil de programmateur de la radio. Par ailleurs, il est sollicité sur divers projets et s’improvise par exemple « conseiller musical » pour Arnaud Desplechin sur le film « Un Conte De Noël » (7 nominations aux Césars). « Jérôme Caron alias Blackjoy me tombe dessus un soir, ambiance ultimatum ! » raconte Blundetto « Il me dit : « Ca suffit maintenant ! Tu as 80 morceaux en maquette, il faut aller au bout des choses. Tu en choisis 15, tu les termines, et on produit ton album ensemble. » Il m’incite aussi à alpaguer les artistes qui passent dans les locaux de Nova pour leur proposer des collaborations. » Voilà comment, sur ce premier album solo, le Budos Band, l’escouade cuivrée de l’écurie du label Daptones, se retrouvent à faire reluire leurs trompettes et trombones sur les titres « El Carretilla » et sur l’irrésistible « Mustang ». General Elektriks chante, joue quelques claviers bien funky, et le connecte avec d’autres trublions californiens comme Lateef The Truthspeaker, et même son idôle d'enfance Tommy Guerrero (« Ken Park »). Il rencontre Hindi Zahra avant même que la jeune chanteuse berbère ne signe chez Blue Note. Ils partagent une journée de studio au printemps 2009, donnant naissance à deux canevas reggae éthérés (« Voices » et « White Birds»). Il enfume même « Nautilus », le classique de Bob James, en ouverture du disque. Ce disque est une marmite d’épices soul-reggae en légère ébullition, crépitant de fines bulles émotionnelles. Blundetto s’y révèle en cuistot maniaque, s’interrogeant sur chaque détail et portant une attention précieuse à la texture de chaque ingrédient.
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Blundetto started life as the kid the neighbours tried to avoid in the staircase. Growing up as a teenager in Dijon in the nineties, Max Guiguet was a little brat.
His parents kept on bravely persevering and enrolled him for university. He spent more time at the mikes of Radio Campus Dijon than he did in the lecture theatre. In 1998 he decided to “go up to the capital” with the hope of getting work experience at a radio station. “For the first few weeks in Paris, I missed my mates and I missed my band. I couldn’t play the drums coz I was sharing a tiny flat where any noise got on the neighbours’ nerves. So I bought a MPC 2000 and some headphones, and I started making music on my own.” All the more so since he had fallen under the influence of a guru, another freak like him, a media crank who the leftwing press thinks is great, but whose misdemeanours are not to everyone’s taste. Jean-François Bizot, the founder of Actuel and Nova, hired him for one of the radio station’s programming teams. First he put him in charge of his musical asylum’s record collection, which was a godsend for this budding artist. “I was young and stupid, I thought I knew all there was to know about life and music. Bizot had seen and heard so much, he brought me back down to earth pretty damn quick. He taught me what culture was, in the broadest sense of the word. He didn’t hog the best things. He was a guy who’d lend his favourite ten records to an intern who’d only been working for the radio for a week. That’s how I found out about mystic jazz, all the different psychedelic scenes too, and I gorged myself on the reggae singles he brought back from Jamaica.”
He also rubbed shoulders with DJs Dee Nasty, Laurent Garnier, Gilles Peterson, DJ Gilb-R and Lord Zelko, and he began to spin the decks at the Pulp nightclub. Then he had a time as one half of Vista Le Vie, releasing three albums of very movie-sounding electro on F.Com (including the album ‘A Futuristic Family Film’ in 2005). As the years passed, he rose through the ranks. He was soon head of programming for the radio station. He was in demand for other projects too and tried his hand as ‘musical adviser’ for Arnaud Desplechin’s film ‘A Christmas Tale’ (nominated for 7 Césars, the French Oscars). « Jérôme Caron aka Blackjoy told me: ‘That’s enough now! You’ve done 80 demos, now you’ve got to go the whole hog. Choose 15 of them, finish them and we’ll produce your album together. » He told me to collar some of the artists passing through Nova’s offices and suggest we work together.” And that’s how he got the Budos Band, the brass squad associated with the Daptones label, to come and dazzle with their trumpets and trombones on the tracks ‘El Carretilla’ and the irresistible ‘Mustang’. General Elektriks sings, plays some well funky keyboards and puts him in touch with some other Californian troublemakers like Lateef The Truthspeaker and even his boyhood idol Tommy Guerrero (‘Ken Park’). He met Hindi Zahra even before the young Berber singer signed to Blue Note. They shared a studio one day in spring 2009, coming up with outlines for two ethereal reggae tunes (‘Voices’ and ‘White Birds’). He has even messed around with ‘Nautilus’, Bob James’ classic, to open the album. This album is a hotpot of gently simmering soul-reggae spices with a few bubbles of emotion rising delicately to the surface. Blundetto shows himself to be an obsessive chef who ponders over every detail and pays painstaking attention to every ingredient.
More: www.myspace.com/maxfsnmusic
Bad bad things- Nautilus
- Voices
- Mustang
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- Party Animals
- White Birds
- My one girl
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